LES MONUMENTS HISTORIQUES A TAROUDANT

PATRIMOINE CULTUREL DANS LE BESOINS D’ETRE PRESERVE

 

INTRODUCTION :

         La ville de taroudannt est l’une des plus anciennes médinas marocains ayant participé à l’animation de la vie intellectuelle dans le souss, vue ce rôle, les monuments de cette cité doivent entretenus et conservés puisqu’il ferment une source d’histoire et d’authenticité.

 

I- Facteurs responsables de la détérioration des monuments :

         1-L’enceinte : (son importance historique et les causes de sa détérioration). 

         Selon le témoignage d’IBN AZZAYAT dans la biographie qu’il a réservé au saint ABOU MOHAMED SALEH BEN OUANDALOUSS (SIDI OU SIDI) décédé vers 592h, la ville de TAROUDANT fut entourée d’une muraille, qui faisait partie du dispositif défensif aménagé par les Almoravides pour mettre fin aux attaques des tribus berbères de l’Anti-Atlas et du  Haut Atlas. Il est historiquement attesté que l’enceinte de  Taroudannt remonte au 16éme siècle/10éme siècle (h), quand le souverain MOHAMED ECKEIKH procéda à sa restauration, et à la  rénovation de la ville (en 935h).

     La muraille mesurait à l’époque de son aménagement 7.250m de hauteur et entre 1.50 et 4.00m de largeur. La Kasbah sultanienne s’étend sur une superficie de 50.000m2 et se situe à l’angle Nord-Est de la ville.

         De même, cette muraille est pourvue de cinq fameuses portes.

Bab Silsila (l’actuel Bab El Kasbah) qui était l’entrée des sultans.

Bab Zorgan, Bab Targhount (bab El-Ghazw), Bab Ouled Bounouna et Bab Lakhmiss.

Comme la pierre faisait défant dans la région, l’enceinte était construite en terre battue (pisé) associée à de la chaux.

Quant aux fondations de la muraille, elle est construite avec du béton cydopeen mélangé au moellon. Cette forte maçonnerie contribue certainement au soutènement de l’enceinte, selon le témoignage de TAMANARTI. 

 

FACTEURS CONTRIBUENT A LA DETERIORATION DE LA MURAILLE :

a-   FACTEURS HISTORIQUES :

L’enceinte a été démolie au niveau des sections Nord, Est et Sud, cette destruction s’est produite au cours des conflits qui ont surgi aussitôt après la mort d’AHMED EL MANSOUR en 1603, et pendant la révolle d’Iben Mahraz refusant se  soumettre à Moulay Ismail, entre 1082 et 1096 de l’hégire. Tous ces événements ont abouti au changement de l’aspect général de la muraille, qui fut ensuite restaurée par les fils de Moulay Ismail (Moulay Zidane et Abdelmalik).

b-Facteurs Naturels :

La ville connaît un climat semi-aride marqué par un été sec et chaud et un hiver très froid et sec. De même, l’ancienneté de la muraille et la fragilité des matériaux mis en usage dans sa construction rendent son entretien une tâche très délicate. A cause de tous ses facteurs l’enceinte se trouve aujourd’hui dans un état de détérioration avancée.

 

 c- Facteurs Humains :

L’homme est à la fois constructeur et destructeur des œuvres architecturales. De nos jours l’état d’ababdon de plusieurs sections de la muraille est surtout causé par l’homme qui ignore la valeur culturelle et historique de la muraille.

d- Exploitation Agricole :

Plusieurs champs cultivables se trouvent soit à l’intérieur, au à proximité de l’enceinte. Plusieurs passages ont été percés dans la muraille pour le passage des canalisations d’irrigation. A cause de la fragilité du pisé utilisé dans l’édification de l’enceinte, l’eau contribue à la destruction de la muraille, donc des autorités devient prendre les mesure nécessaires pour la sauvegarder d’eau il faut séparer les surfaces cultivables de l’enceinte.

e- Travaux de construction :

L’élargissement du domaine urbain constitue actuellement une grande menace pour la muraille.

f- LES CABLES ELECTRIQUE :

L’office national de l’électricité a planté tout au long de la muraille des poteaux qui supportent les câbles électriques. Cela contribue à la détérioration de l’enceinte dans la mesure dont les travaux d’installation et de réparation peuvent nuire à la muraille.

 

RESTAURATION DE LA MURAILLE :

Tous ces facteurs qui contribuent à la dégradation de la  muraille doivent amener les responsables à intervenir et l’idée de restaurer l’enceinte ne date pas d’aujourd’hui. En effet, cette muraille a été restaurée deux fois au fer Ministre Ahmed Ben Moussa (en1896et en 1899). Plus tard, les travaux de restauration furent reprise par le conseil municipal et par la délégation provinciale du ministère des affaires culturelles, mais sans parvenir aux résultats souhaitables.

 

LES PORTES :

Elles sont au nombre de cinq leur aménagement répond aux deux conditions suivantes :

         ROLE DEFENSIE :

Les portes qui sont sarmentées par des bastions permettent aux gardiens de faire face aux assents de surveiller les alentours et de cent trôler les visiteurs et les étrangers. Ces portes étaient doublées par l’aménagement de courettes permettant le déplacement des guetteurs. Si les attaqueurs au les pilleurs réussissent à franchir la première porte, les gardiens procèdent à leur attardement pour qu’ils parviennent à bien fortifier la porte reculée.

         ROLE FISCALE :

Lorsque la paix régnait sur la ville, cette dernière devenait un pôle de commerçants venant du souss, de Marrakech du Sahara. L’architecture formidable des portes avait un rôle nom négligeable recrevement des impôts que les commerçants devaient payer aux autorités.

 

 

ETAT ACTUEL ET PRESPECTIVER :

Il ressert donc que Taroudannt jouissait d’une position géographique stratégique, et d’une richesse agricole et économique, ce qui lui a permis de fait le trait d’union entre le Maroc et le Sahara. Ce pendant, la ville était aussi un actif centre culturel et intellectuel, connu surtout par son importance historique et architecturale.

Alors dans ce sens, le conseil municipal actuel réservé un intérêt primordial à tous les monument historiques certifiant de la civilisation grandiese vécue dans le Maroc Saâdien de la culture authentique élaborée à travers les siècles.

Les travaux de restauration ont commencé depuis 1993. On avait choisi Bab Zorghan comme peint de départ. Aujourd’hui la délégation culturelle provinciale mène de restauration entre Bab Targhount et Bab Zorghan. Alors, il faut concentrer et unir les effets pour sauver ce riche héritage culturelle, cela ne peut se réaliser qu’en effectuant de sérieux travaux d’équipe (délégation culturelle en collaboration avec le conseil municipal).

 

ETAT ACTUEL ET PRESPECTIVES :

Il ressert donc que Taroudannt jouissait d’une position géographique stratégique, et d’une richesse agricole et économique, ce qui lui a permis de faire le trait d’union entre le Maroc et le Sahara. Cependant, la ville était aussi centre culturel et intellectuel très actif, connu surtout par son importance historique et architecturale.

Dans cette perspective, le conseil municipal actuel réservé un intérêt primordial à tous les monument historiques, témoins de la civilisation grandiose vécue dans le Maroc saâdien et de la culture authentique élaborée à travers les siècles.

Les travaux de restauration ont commencé depuis 1993. On avait choisi Bab Zorgan comme point de départ. Aujourd’hui la délégation culturelle provinciale même des travaux de restauration entre Bab Targhount et Bab Zorgan. Alors, il faut concentrer et unir les efforts pour sauver ce riche héritage culturel. Cela ne peut se réaliser qui par des efforts conjugues de tous les services concernés (délégation culturelle en collaboration avec le conseil municipal).

 

 

CONCLUSION :

Sous les Saâdiens, Taroudant a connu son âge d’or, surtout sous le règne de Mohamed Echaihk qui a aménagé l’enceinte, bâtis sa grande mosquée et irrigué son beau minaret en 935h. Mais les monuments historiques de cette glorieuse ville sont mal entretenus voire abandonnés. Ils sont en voie de détérioration. On assiste à ce massacre progressif de la culture nationale mais sans intervenir.

A cette occasion, en ne peut que demander aux responsables de sauver ces monuments de l’oubli et d’assurer à la culture marocaine son éternité et son efficacité.