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L'ophtalmologie,
comme d'autres spécialités médicales, a connu un développement
très important chez les Arabes et les Musulmans durant l’âge
d’or de la civilisation islamique. Les ophtalmologistes
portaient le nom de KAHALA. Un grand nombre de médecins
Arabes musulmans se sont intéressés à l'ophtalmologie et à la
chirurgie ophtalmologique, nous en citons quelques-uns.
ALI AL KAHAL :
le père de l'ophtalmologie (940-1009).
Il s'agit de
Ali Ibn Issa Kahal l’un des plus grands
ophtalmologistes de la civilisation islamique, considéré comme
le premier fondateur de l'ophtalmologie dans le monde. Il a été
connu dans l'Occident sous le nom de Gizo Hali, et les
scientifiques européens se sont intéressés à ses écrits en
ophtalmologie, à la tête de ceux-ci Meyerhof et Hirchburg.
Ali Ibn Issa
est né à Bagdad et y vécut. Il y décéda à un âge dépassant les
80 ans. Il a pris sa science de son maître Hunayn Ibn Ishaq
dit Johannitius (809-877), l’auteur du
livre les 10 traités sur l'œil. En s’inspirant de ce
dernier, Ali Ibn Issa rédigea son propre livre intitulé
mémento des ophtalmologistes.
Dans ce livre,
Ali Ibn Issa a mentionné un certain nombre de notions
d'ophtalmologie qu'il a été le premier à décrire. En effet,
c'était le premier qui a utilisé l’hypnotisme et les drogues
pour anesthésier ses patients lors de la chirurgie
ophtalmologique, et ceci n'était pas encore connu chez les
ophtalmologistes grecs. Il est aussi parmi les premiers médecins
du monde qui ont décrit l'inflammation de l'artère temporale et
pariétale, et il a noté la relation entre l'inflammation de
cette artère et la perturbation de la vue d'une part, et entre
la migraine et l'élévation de la température et l'inflammation
du muscle temporal d'autre part. Et que cela pouvait entraîner
la cécité. Et c'est lui qui a le premier réalisé l'ablation de
l'artère temporale inflammée ainsi que sa cautérisation afin de
guérir les céphalées temporales et peut-être éviter l'évolution
vers la cécité, la technique chirurgicale est décrite dans son
livre. Il a ainsi précédé dans la description de cette maladie
les docteurs Jonathan Heagins et Horton de 900 ans. Il a aussi
développé, pour la première fois, des techniques chirurgicales
pour traiter certaines affections comme, les verrues des
paupières, les poches palpébrales, l'orgelet, extraction de
corps étrangers de l'oeil etc.
Il a rédigé deux
livres qui sont : mémento des ophtalmologistes qui
comprend 122 parties où il a mentionné à la fin une liste de
médicaments pour les maladies des yeux classés par ordre
alphabétique. Il a cité dans ce livre 143 médications pour
traiter 130 maladies des yeux, et c'est un livre très important
qui est resté une référence pour les ophtalmologistes musulmans
pendant l'ère moyenne et les ophtalmologistes occidentaux
pendant la renaissance européenne jusqu'à la moitié du XVIIIe
siècle. Ce livre a été traduit plusieurs fois à la langue latine
et aussi à la langue hébraïque, perse et Turc, et récemment il a
été traduit à l'allemand et l'anglais. Il a aussi en
pharmacologie le livre intitulé les bienfaits issus des
organes d'animaux.
EL Kafrtabi
(5ème siècle hégire / XIème siècle)
Ali Ibn Ibrahim
Ibn Bakhtchou El Kafrtabi est un médecin qui n'a pas été cité
par les historiens et dans les encyclopédies scientifiques. Il a
grandi à Kafrtab qui est un petit village situé entre la ville
de Maarra et Halab. On ne sait pas beaucoup de choses sur sa vie
que quelques notions trouvées dans son livre : la dissection de
l'oeil, ses formes et ses maladies. Il avait immigré vers
l'Égypte et il y a pratiqué l'ophtalmologie. Il a essayé la
pommade composée par Ali Ibn Issa Al Kahal formés à partir de
plusieurs plantes pour traiter les maladies de l'oeil. Il était
connu par ses déplacements, en effet il est parti au Yémen ou il
a rencontré son juge Asaad d'où il a pris une préparation locale
ophtalmique qui permettrait et d'augmenter la vue et d'éviter la
cataracte, et qui permettrait les sa régressions chez celui qui
utilise de façon prolongée. Et lorsque kafrtabi l'utilisa il lui
a plu.
Le kafrtabi a
appris la médecine de son père Ibrahim Ibn Bakhtichou qui
était un ophtalmologiste ayant écrit plusieurs livres
d'ophtalmologie qui sont tous malheureusement perdus. La famille
kafrtabi était très connue et comportait des médecins et des
scientifiques.
Certains
historiens ont cru que kafrtabi était un médecin généraliste et
non un ophtalmologiste du faite de la présence dans son livre de
notions sur la médecine générale notamment la constitution du
corps son squelette, sa musculature et ses nerfs, et la
description de certains médicaments qui n'ont aucune relation
avec l'œil. La réalité été que le médecin ophtalmologiste arabe
n'est été considéré comme spécialiste en ophtalmologie que
lorsqu'il connaissait bien la médecine générale en premier et
puis il se spécialise en ophtalmologie.
Le kafrtabi a
décrit dans son livre quelques médicaments pour traiter des
maladies générale car certaines de ses maladies pouvaient
toucher l'œil. C'est pour cela que les ophtalmologistes
décrivent par exemple, la migraine et son traitement dans les
livres d'ophtalmologie. Il a aussi décrit dans son livre
beaucoup de médicaments qui a lui-même essayé sur ses malades et
il les a décrits de façon détaillée, il a aussi décrit des
interventions chirurgicales ophtalmologiques qui a lui-même
réalisé.
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