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traçabilité et organismes génétiquement modifiés



Les Verts du Maroc demandent des lois portant sur la traçabilité et l'étiquetage de tout produit contenant un organisme génétiquement modifiable (OGM).
Les Marocains ont le droit de savoir ce qu'ils mettent dans leurs marmites.
Les Verts demandent des lois impliquant la responsabilité juridique de l'agriculteur utilisant les OGM en cas de contamination d'un champ non OGM par des semences génétiquement modifiées. Les verts du Maroc demandent l'application d'une loi qui engage la responsabilité des industries, des entreprises biotechnologiques et des cultivateurs OGM.
Les Verts Maroc ont créé un comité d'éthique et un observatoire des OGM au Maroc.

Suite à la création de ce comité et fidèles aux principes de leur stratégie de préventions des risques, les Verts Maroc ont organisé, le 24/04/2005, au Club des Avocats à Sidi Bouzid à El Jadida, un séminaire sur la traçabilité et les O.G.M et ce conformément au plan d'action du Forum maghrébin pour l'environnement et le développement organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès des Nations unies et suite à l'enquête effectuée au Maroc, en Algérie et en Tunisie sur les OGM par des chercheurs de l'INRA de France en collaboration avec le plan bleu des Nations Unies
Les Verts Maroc qui ont créé le comité d'éthique OGM pour «produire local, préserver local et manger local ,et contre les crimes écologiques au Maghreb » ont décidé de déférer les questions des crimes écologiques devant le Tribunal Vert créé lors de la conférence de Nairobi en 1998 avec la participation de Wangari Mathai prix Nobel de la Paix et de la réunion globale des Verts mondiaux à Canberra 2001.

Les axes du séminaire ont porté sur :
- les OGM, les textes et lois portant sur l'environnement au Maroc et la traçabilité des produits agro alimentaires, le contenu des réunions et des conventions internationales portant sur la biodiversité, le changement climatique, la désertification et les conférences des Nations unies auxquelles les Verts du Maroc ont participé: Rio 92, Pékin 95, Istanbul 96, Canberra2001, Dakar 2002, Johannesbourg 2002 et la réunion des Verts de Barcelone 2005 qui a décidé la création d'un bateau d'information sur les causes de l'immigration en Méditerranée.

Dans ces réunions, il a été constamment question de faire part des espèces des plantes génétiquement modifiées diffusées par des firmes multinationales fabriquant d'agro toxiques sur plus d'une cinquantaine de millions d'hectares dans le monde : notamment le soja, le maïs, le colza et le coton aux Etats-Unis, Canada et en Argentine etc,.

S'imposent, également, les problèmes du brevet du Vivant qui est l'aboutissement d'une guerre secrète menée par certaines firmes dans le but unique de prolonger leur hégémonisme de façon irréversible dans l'industrialisation du vivant.

L'importance de la traçabilité, surtout dans le secteur de l'élevage et son incidence sur le développement durable, sont également à l'ordre du jour.
Dans ce cadre s'inscrit la pratique de conservation des légumes dans le Moyen- Atlas marocain par des moyens traditionnels. D'où la nécessité de valoriser ces pratiques et de lancer un S.O.S pour le « savoir faire local pour produire local, préserver local et consommer local », et surtout de procéder à la création d'un observatoire des OGM au Maroc. Dans le même ordre, il s'agit de faire partie du comité d'éthique pour sensibiliser les populations du Maghreb sur les risques que représentent certains crimes écologiques notamment pour la santé des générations actuelles et futures.

Sur le plan législatif, il est question d'édicter une loi sur les O.G.M au Maroc avec la participation des spécialistes et en associant les membres du comité d'éthique.
Mais, pour ce faire un véritable travail pour regrouper de l'ensemble des textes juridiques portant sur l'environnement ainsi que les mécanismes et modalités de leur application.

Parmi les attributions du comité précité, on peut citer :
1. sensibiliser sur les risques que sont susceptibles de présenter les O.G.M, notamment des risque pour la santé humaine par toxicité ou allergénique et des risque pour l'environnement comme la déstabilisation de certains écosystèmes,
2. s'assurer, pour chaque O.G.M nouveau, de concert avec les services concernés, qu'il ne présente ni risque pour la santé, ni impact négatif sur l'environnement. En particulier, il faut être certain que la dissémination dans l'environnement des nouveaux gènes introduits n'est pas susceptible de provoquer de nuisance,
3. contribuer à définir des stratégies de prévention des risques (gestion du risque), pour les circonscrire, jusqu'à une situation acceptable. Ces mesures de prévention peuvent alors faire partie de la décision d'autoriser l'utilisation des O.G.M.

4. veillez à ce que l'impact environnement des O.G.M fasse l'objet d'une surveillance continue à travers des organes de contrôle,
5. étudier la règlementation au Maroc, en tant que pays en voie de développement, sur l'introduction, l'expérimentation et la culture des OGM,
6. étudier la possibilité de conclure un partenariat entre des organismes internationaux et les Verts du Maroc, comme organe de sensibilisation et d'encadrement de la population sur les effets des OGM.

Fatima Alaoui
est secrétaire générale des Verts Maroc


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