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Photos prises par abdellah ait tkassit à Kénitra, Ouididden et Ait Saoun fin 2004 début 2006.




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 Je mets sur cette page quelques photos prises à Kénitra, Ouididden et Ait Saoun! J'espère qu'elles vous plairont.

Je ne sais pas pourquoi

Tout ce que je fais

Tout ce que je dis

Tout ce qui m’arrive

Je n’y suis pour rien

 

Ce n’est pas une façon de philosopher

Je ne cherche pas à me rendre intéressant;

D’ailleurs, si cela arrivait,

Je n’y serais pour rien.

 

je suis étranger à ma vie

Des forces occultes la déroulent,

Font croire au monde extérieur

Que c’est moi qui en décide ainsi,

Que je suis maître de ma vie...

 

 

 

Maintenant que me voici débarrassé

De cette triste vérité

Je voudrais pouvoir compter

Sur votre aimable complicité.

 

Ne seriez-vous pas en train de vous dire:

“ Et ce qu’il nous a raconté là, a-t-il voulu le dire

Tel qu’il nous est donné de le lire? “ ?

                                      aa kénitra le 14/09/99



 

tannourt irghane

Je te salue vieille montagne des forgerons
Par les fleurons du village
Par les boutons du jardin
Et par Moha mis
Dans le sac des aliénés.
Je te salue vieille montagne des forgerons
Par tout ce qui bouge
Dans les lauriers roses
De notre marabout blanc.
Par l'eau de la Fosse à Vigne
Et par la fourmi écrasée
Par le prieur qui se prosterne
Je te salue vieille montagne des forgerons
Maudite soit la main
Qui a mal forgé mon destin.


 

Nombreux sont ceux qui aiment rêver en feuilletant un atlas de géographie ou en scrutant une carte routière d’un quelconque pays. “Le silence éternel de ces espaces infinis” ne les effraie pas, au contraire... Aquoi rêve-t-il?>les Philippines, les Iles Marquises, le Maroc, ... Ces contrées silencieuses sous le doigt du visiteur ont le visage, le relief, le climat que leur donne son imagination bouillonnante. N’est-ce pas délicieux de pénétrer dans les pays lointains sans avoir à songer ni au passeport ni aux formalités de douane ni au grand problème d’argent ni aux bagages? Etre là, dans un fauteuil, ou allongé sur un tapis usé et faire du tourisme à sa guise...

Madame Yan Yat syne qui habitait les environs de Pékin, rêvassait ainsi une fois. Assise en tailleur au milieu d’une pièce très simplement meublée, Yat parcourait le Maroc. Ses petits yeux se fixaient maintenant sur un petit point: Kénitra. Ses paupières se baissaient tandis qu’une foule s’agitait dans tous les sens, devant une sorte d’étalage de boucher; il lui semblait que des gens en kimonos faisaient la queue et attendaient qu’on les servît de cette délicieuse chair de chien bien rouge. La vieille Yat se réveilla brusquement  et partit en “courant”  vers le coffre que lui avait laissé feu son mari Yan, mort lors d’une émeute à Pékin, dix ans auparavant. Elle n’avait jamais songé à l’ouvrir mais savait - son mari le lui avait dit - qu’il contenait des livres et des papiers, entre autres.

 

                                                    

 

Quand elle fut arrivée près du coffre, elle se ressaisit et se demanda pourquoi elle s’était mis à courir ainsi... Enfin, puisqu’elle était là, elle se courba et tenta de soulever le couvercle qui résista.

                   Le coffre était fermé.

 

 

                   En essayant de se rappeler où elle avait mis la clé, elle considéra le dragon qui ornait le devant du coffre. Le trou de la serrure se voyait à peine au milieu de la flamme qui sortait de la gueule de l’animal. Ce détail du trou au milieu du feu fit hésiter Yat syne. Elle se souvint que la clef du coffre était dans une boîte en bois de santal qui se trouvait dans la cuisine sur une petite étagère près du foyer. Elle alla l’y chercher; c’était une toute petite clef; la veuve la considéra un instant: l’objet avait curieusement la forme d’un dragon. Elle revint à sa place, s’assit en tailleur et se mit à réfléchir...

          Elle ouvrit finalement le coffre.

          Elle reconnut tout de suite un paquet de thé. Une pair de souliers tout petits. Yat les essaya; c’était sa pointure. Un coupon de tissu. Yat s’en drapa et jeta un coup d’œil sur le côté, puis sur l’autre. Les reflets noirs de l’étoffe charmèrent la bonne dame qui esquissa un vague sourire. Des livres: Histoire de Chine, des romans... Un petit livre attira son attention: Nala et Damayanti. Elle le reposa et allait refermer le coffre quand elle aperçut sous un vieux livre une liasse de papiers. la veuve les prit les épousseta , referma le coffre et retourna à sa place pour mieux les examiner.

          Elle n’arrivait pas à lire.

 

 

La colline brune se trouve à deux kilomètres d'Ait Saoun.

Le village (dont une partie est visible sur la photo ci-dessous) s'appelle Tizgui. Il se trouve à une quinzaine de Kilomètres d'Ait saoun.

abdellah ait tkassit

 


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