Le secteur portuaire marocain évolue dans une conjoncture particulièrement difficile. Et pour cause, la réforme portuaire proposée par le ministère de l'Equipement, entre en vigueur à compter d'aujourd'hui. En cas de grève des dockers, le port de la capitale économique risque d'être paralysé et de bloquer le trafic de marchandises. Cette situation ne manquera pas d'avoir un impact économique retentissant, puisque l'essentiel des échanges commerciaux du pays s'effectuent par cette voie maritime. Nombreux sont ceux qui considèrent que cette situation aurait pu être évitée si le dossier avait été géré autrement. La compétitivité des ports marocains étant une nécessité urgente, il aurait été nécessaire de lancer un appel d'offres en vue de désigner la ou les sociétés prestataires de services. Au lieu de suivre cette procédure, il a été décidé de mettre à contribution la COMANAV. Les finances auraient même considéré que le business plan élaboré par le
ministère de l'Equipement et du Transport n'était pas suffisament
peaufiné. Cette situation impose, par conséquent, une approche plus souple et plus audacieuse pour aboutir à la libéralisation des activités portuaires. Laquelle libéralisation devra se traduire par une compétition réelle entre les différents opérateurs et compagnies sur la base d'un cahier de charges bien ficelé et transparent.
Liberation