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N°129 - 1er mars 2000 |
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Ouarzazate
Ouarzazate! Tout le monde s'acharne à
faire de cet endroit, une ville. Pourtant, il y a dans la région,
des endroits plus sympathiques. Mais non, c'est Ouarzazate que l'on
va promouvoir. Pourquoi ?
Par le villageois abdellah ait
tkassit
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 Ouarzazate
Une ville ?
L’endroit
que l’on nomme Ouarzazate se trouve au croisement de deux axes
routiers qui relient d’une part, Zagora et d’autre part Rachidia
(qui dans les années 60 s’appelait encore Ksar es Souk) à la
capitale du sud marocain : Marrakech.
Stratégie ?
La colline qui domine Ouarzazate était occupée par
l’administration coloniale puis post-coloniale. C’est sans doute ce
caractère stratégique qui a permis à ce village de devenir le
chef-lieu de toute la province. Un gros village éparpillé en
plusieurs petits bourgs le lo
ng de
l’oued Draa. Taourirt est, semble-t-il, le plus ancien et célèbre
entre autres par la casbah du Glaoui, Pacha de Marrakech (Le pays
Glaoua se trouve dans le Haut Atlas entre Ouarzazate et Marrakech
vers le village de Telouet). Le village était traversé par le
prolongement des deux axes routiers. Comme les trottoirs n’étaient
pas stabilisés, qu’il y avait de fréquentes tempêtes de vent qui
soulevaient des nuages de poussière, on ne pouvait ni circuler, ni
même ouvrir les yeux. C’était lors de l’une de ces tempêtes
qu’un de mes camarades du collège (une ancienne caserne militaire)
avait failli perdre la vie. Le dimanche finissait, et mon ami
rentrait du « centre » (on appelait ainsi l’endroit qui commençait à
attirer la population parce que beaucoup d’activités y étaient
concentrées), il revenait donc du centre, rasant le mur de
l’enceinte du collège et marchant à reculons afin de ne pas recevoir
la poussière dans les yeux ; il ne se rendit donc pas compte qu’il
était déjà arrivé au portail. L’économe venait de démarrer
violemment il heurta le jeune garçon qui eut la jambe cassée.
Un autre facteur a favorisé le développement de
Ouarzazate : le commerce
Le souk hebdomadaire y avait
lieu dimanche. Deux étrangers, trois même à un certain moment,
un couple espagnol, Antonio et sa femme y tenaient une sorte de
librairie ( avec journaux, revues cartes postales et studio
photographique) ; un Grec, Dimitri y tenait une épicerie et un
restaurant ; un Français, Berger y tenait une librairie (un peu
comme Antonio, c’est peut-être pour cela qu’il avait pu rester)
Aujourd’hui, la ville, car Ouarzazate est devenue une ville, a
un centre cinématographique, plusieurs boulevards, plusieurs
édifices...
Mais je ne l’aime toujours pas.
abdellah ait tkassit mailto:aittkassit@menara.ma&subject=Au
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